Le silence sur l’attentat terroriste antisémite de Pittsburgh

Le 27 octobre dernier, Robert Bowers est entré dans la synagogue : Tree of Life (Arbre de vie) à Pittsburg en Pennsylvanie pour assassiner le maximum de personnes. Le bilan de l’attentat terroriste se situe à onze morts et six blessés. Durant l’attaque, Robert Bowers aurait hurlé que « tous les juifs doivent mourir ». Il a été arrêté par le FBI. Son attaque succède à l’arrestation de Cesar Sayoc, auteur-présumé d’engin explosif contre des démocrates, dont Barack Obama. L’ambiance actuelle qui règne sur les États-Unis d’Amérique apparaît comme particulièrement inquiétant et suppose que ces actes ne sont que le début d’une vague terroriste de l’extrême-droite vis-à-vis de nombreux innocents.

On peut apercevoir une nouvelle fois que nombreux signataires du « manifeste contre le nouvel antisémitisme » comme Waleed Al-Husseini reste silencieux. Une manifestation a eu lieu en France et dans d’autres pays devant les ambassades pour marquer le coup et dénoncer l’antisémitisme dans sa globalité. À Paris, elle a eu lieu de 19h00 à 20h30 à l’appel de nombreuses organisations comme AJC Paris, l’UEJF ou encore SOS Racisme.

On peut comprendre que cela puisse le déranger puisque ce ne sont pas des islamistes pour le coup, mais bien des sympathisants de ses thèses qui assassinent à l’aveugle contre des personnes parce qu’elles sont juives. Cela démontre également que la thèse « du nouvel antisémitisme », dont il est signataire camoufle l’antisémitisme de l’extrême-droite, mais aussi témoigne d’un silence qui en dit long de sa bataille contre l’antisémitisme. « Qui ne dit mot consent ».

Le combat contre l’antisémitisme est multiple puisque l’antisémitisme vient d’horizon très divers et ne se limite pas uniquement aux islamistes comme le démontre l’attentat terroriste de Pittsburgh.

À trop vouloir appuyer l’antisémitisme sur les islamistes comme le désigne « le nouvel antisémitisme », les signataires ont oublié qu’il est profondément ancré à l’extrême-droite. D’ailleurs, n’est-ce pas son fond de commerce qui attise la haine entre les français·e·s ou les personnes issues de l’immigration ?

Waleed Al-Husseini et le racisme anti-blanc

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Le statut de Waleed Al-Husseini (WAH) comme une personnalité publique ne le place pas au-dessus des normes et des règles qui régissent Twitter. Son blocage d’une durée de 12h00 est un avertissement pour les propos outranciers qu’il tient régulièrement sur les réseaux sociaux dans le but de faire de la provocation et créer des réactions chez ses fidèles et ceux qui le suivent. Il pourra parler de censure en affirmant que son blocage est lié au contenu de la vidéo du rappeur qu’il a diffusé. Pourtant en diffusant la vidéo, WAH diffuse les idées de l’artiste (si on peut l’appeler comme cela) Nick Conrad. La diffusion de la vidéo « pendez les blancs » sur son propre compte Twitter l’exposait aux règles de fonctionnement de Twitter. Le racisme et l’apologie du crime sont des délits et Twitter le sanctionne ce qui est assez logique.

Que se passe-t-il lorsqu’il légitimise le concept du racisme anti-blanc comme un racisme comme les autres ? Il tend à considérer que tous les racismes se valent. Il s’agit d’une erreur fondamentale dans la lutte contre le racisme. En affirmant que « le racisme anti-blanc existe, et notre devoir est de reconnaître ce racisme pour pouvoir le combattre », WAH se positionne avec ceux qui pensent que le racisme anti-blanc a une existence structurelle dans notre société. En soutenant cette position, il affirme que « tous les blancs » sont soumis a à une forme de discrimination dans leur quotidien de tous les jours. Que se passe-t-il lorsqu’on met côte à côte le racisme dont subissent les minorités par les personnes qui soutiennent WAH et le racisme anti-blanc ? Il s’avère que l’on tend à diminué le racisme que les minorités subissent en renforçant le racisme. Si la justice considère comme une circonstance aggravante, la question du « racisme anti-blanc« , on constate que dans les faits : il s’agit d’un épiphénomène.

De la même manière, le 16 avril 2018, il affirmait l’existence d’un « racisme anti-blanc » sous prétexte de réunion « non-mixte ». Il existe de nombreuses réunions « non-mixte » avec des personnes blanches sans que cela pose de problèmes. Toutefois, on peut émettre des doutes sur la notion de « racisé·e·s ». Il demande « où est l’état de droit« . L’état donne « le droit de se réunir », il s’agit d’un droit constitutionnel. Remettre en cause « le droit de réunion », c’est remettre en cause « le droit constitutionnel », et donc la constitution.

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L’entreprise « Waleed & Co » s’enfonce progressivement dans la thématique de l’extrême-droite et de la droite radicale. Sa radicalisation n’apparaît pas comme nouvelle, elle est le fruit d’une fuite en avant progressive. Sa personnalité caresse dans le sens du poil les thématiques d’une idéologie radicalisée et dangereuse.

 

 

Waleed Al-Husseini et l’excision

Le Community Manager de Waleed Al-Husseini semble prendre à bras le corps la question de l’excision :

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Ou encore :

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Décidément, WAH (Waleed Al-Husseini) est en forme. Il vient de rejeter une fois de plus le féminisme au nom de l’excision et du Hijab s’inscrit pleinement dans son refus du féminisme. Puisque selon lui, le féminisme tolère certaines pratiques. Il s’agit avant tout de déformer le féminisme pour qu’il devienne une forme de pensée marginale ne prenant pas en compte le besoin de certaines femmes victime de violence du patriarcat.

Pourtant, il existe  une journée mondiale contre l’excision des femmes. Elle a lieu le 26 janvier 2018. Malgré cela, WAH a été très silencieux sur ce sujet alors que le focus des médias et des gouvernement mettaient en avant cette pratique barbare.

Il affirme qu’il existe un « tabou » en la matière. Ce qui est faux. Il crée lui-même ce « tabou »  pour se mettre en valeur et devenir une figure protectrice des femmes. Cette démonstration pointe de manière rance le patriarcat qui l’anime.

Il existe des différences fondamentales entre l’excision et le port du voile. En effet, la première est une mutilation de l’organe féminin à travers un objet coupant ; le second est le port d’un voile. L’un se traduit par une opération complexe destinée à réparer l’organe féminin ; l’autre se traduit par un simple geste ne laissant aucune cicatrice physique.

Le chemin parcouru fait que Jaha Dukureh désignée ambassadrice d’ONU femmes pour l’Afrique comme candidate au prix Nobel de la paix 2018. Où est WAH pour défendre Juha Dukureh ? Nul part. Il ne la soutient pas. Cela fait partie de son propre curseur. En effet, l’opportuniste de Jacques Dutronc va de paire avec la pensée complexe de WAH. Sa boussole va là où il peut obtenir des soutiens sans prendre en question la cause importante qui est celle de mettre fin aux mutilations génitales féminines.

Le discours rhétorique permet de faire passer WAH comme un « bon samaritain » soucieux du droit des femmes alors qu’il planche pour la légalisation de cette pratique moyenâgeuse d’ici dix ans et accepter par les féministes y compris les féministes radicales.

De manière plus dramatique, il compare la liberté à la barbarie. Or, dans tous les corpus de Lois décrivant la liberté, on constate qu’il n’y a pas de place à l’excision. Et donc la spéculation de WAH fait qu’il semble tolérer l’excision d’une certaine manière. Puisque sous prétexte de liberté, il y voit une légalisation par le législateur.

Il avait déjà souligné dans le site « Europe-Israël » qu’il n’était pas « féministe ». On comprend mieux cet acharnement sur les féministes, dont le mouvement #MeToo. Mais, ce qu’il y a de plus honteux, c’est de mettre le jeune mouvement comme responsable de l’excision. Alors que les responsables de l’excision sont ceux qui la pratiquent et non ceux qui défendent le droit des femmes à posséder leur corps et d’en faire ce qu’elles s’en veulent.

 

 

Le racisme anti-musulman de Waleed Al-Husseini

Waleed Al-Husseini (WAH) nous explique sans cesse que son combat n’est pas contre les musulmans, mais contre l’islam, Pourtant son ancien ancien compte ne nous dit pas la même chose, au contraire il nous explique les raisons de ses propos en considérant les musulmans comme des agents pathogènes à savoir des bactéries ou des virus. Or cette expression témoigne la volonté de considérer les musulmans comme ne faisant pas partie de l’Humanité. D’ailleurs, ceux qui le commentent sont d’accord avec ses propos. Il faudra bien osé le dire : WAH est un raciste et son alliance avec l’extrême-droite ne date pas d’hier, mais est constructif à ses raisonnements d’exclusion et de communautarisation de la communauté musulmane.

D’ailleurs un de ses « amis » le confirme.

Natacha Polony dans les pas des groupuscules terroristes d’ultra-droite

Natacha Polony sur sa chaîne YouTube sur le net n’a pas hésité à dire que les organisations terroristes d’ultra-droite faisait le rôle de l’état en matière de lutte contre le terrorisme. Cette caution à l’idée d’une guerre civile va de paire avec les idées des islamistes. Dès lors, la journaliste conservatrice ne prétend plus défendre les terroristes d’ultra-droite, mais aussi les thèses des djihadistes. Ainsi, le fait de défendre des terroristes montre qu’elle est passée de l’autre côté de « l’état de droit » tout comme une idiote utile de l’islam radical.

Waleed Al-Husseini et le négationnisme

Waleed Al-Husseini a signé l’appel du « nouvel antisémitisme ». Pourtant en relativisant la Shoah pour régler son problème avec les attentats islamistes, il plonge dans le révisionnisme. En effet, il considère que la Shoah s’est déroulée comme un « long fleuve tranquille » avec une certaine passivité des Juifs. S’il n’y a presque pas eu d’attentats, la résistance allemande et juive a bel et bien existé. Le soulèvement du ghetto de Varsovie entre le 19 avril et le 16 mai 1943 démontre que le cliché raciste du « Juif passif » comme le suggère Waleed Al-Husseini n’existe pas. Cette négation le positionne dans le négationnisme le plus rance, mais aussi dans un antisémitisme imaginaire.

Quand Waleed Al-Husseini reprend les éléments de langage de Riposte Laïque


Waleed Al-Husseini fait partie de ceux pour qui le cadavre du cochon représente une arme de destruction massive contre le monde musulman et de facto contre les islamistes. Or, le fait de systématiquement deployer la mort de l’animal comme un outil de propagande contre les musulmans montre de manière évidente et virulente que derrière le rire de ses amis de Riposte Laïque se cache une personne, dont la vie de l’animal est faite pour être terminée dans les abattoirs et égorgée de manière électrisée. Il ne s’agit pas du « vivre ensemble », mais bien du refus du « vivre ensemble » en mettant en avant des polémiques stériles sans tenir compte de ce que peut représenter la vie, et notamment la vie de l’animal. Pendant ce temps-là, ça continue de critiquer le hallal. Paradoxal, d’ailleurs, on se posera toujours la question : pourquoi ne mange-t-il pas végétarien ? Plus largement, dans l’inconscience de l’auteur, ce dessin démontre le signe du ralliement à la sphère raciste de l’extrême-droite, voir de l’ultra-droite.

Waleed Al-Husseini compare l’UNEF au NSDAP


Waleed Al-Husseini n’hésite plus à comparer ce qui l’oppose au nazisme ou néonazisme. Dans le cadre présent, l’UNEF est comparé au Waffen-SS. Un « point de Godwin » démontrant que le progrès serait le néonazisme, mais plus largement, il insulte Maryam Pougetoux avec comme substance qu’il n’a pas d’arguments. Ce passage à Hitler est très utilisé par ceux qui refusent le débat. En effet, ses contradicteurs par ce mécanisme se voit tout de suite qualifié de « nazi ». Cela permet de censurer la personne qui ne pense pas comme lui et d’atteindre à la liberté d’expression. Plus largement, dans le « politiquement correct » de l’extrême-droite, la qualification « d’islamo-fasciste » ou « d’islamo-nazi » intervient très vite.

On notera qu’il s’agit d’une diffamation punissable par la Loi. Le sexisme et la misogynie qui l’habitent le pousse à créer des campagnes de harcèlement à défaut d’argumenter. Une fois de plus, le cyberharcèlement est punissable par la Loi.

Waleed Al-Husseini reprend le combat de l’extrême-droite à propos de la déchéance de nationalité


Waleed Al-Husseini n’a visiblement pas suivi les débats sur la déchéance de la nationalité impulsé par le gouvernement de Manuel Valls. La déchéance de nationalité existe déjà pour les binationaux. S’attaquer au droit du sol en voulant des milliers d’apatrides est contraire aux droits fondamentaux. Il ne dit pas où il va envoyer les apatrides qu’aucun pays ne voudra : sûrement en apatradistan. Il s’agit d’une patate chaude venant du Front National se met en évidence. À force de reprendre les thématiques de l’extrême-droite, cela va forcément se voir un jour ou l’autre.

La thèse sur le terrorisme de Waleed Al-Husseini

Affirmer que tous les terroristes sont des musulmans cela revient à soutenir qu’il n’existe aucune autre forme de terrorisme dans l’Hexagone et dans l’Europe. Pourtant, il existe une multitude de formes de terrorisme. Il n’a d’ailleurs pas eu la curiosité de s’intéresser à Laurent Obertone qui a écrit un livre sur « le massacre de l’île d’Utøya et d’Oslo commit par Anders Breivik. Les deux attentats ont fait 77 morts et près de 150 blessés. Pour son information, Anders Breivik n’était pas un islamiste. Il combattait et combat toujours depuis sa cellule : les progressistes, l’état et les musulmans.

Soyons objectifs et reconnaissons une fois pour toutes que si tous les musulmans ne sont pas des terroristes, tous les terroristes sont des musulmans.1

Il soutiendra la même chose plus loin dans le livre :

Rappelons que tous les tous les musulmans ne sont pas des terroristes, tous les terroristes actuels sont des musulmans. Ceux qui ne le sont pas ne composent aucunement l’environnement dans lequel prolifère les terroristes.2

Mais aussi que :

Le dénominateur commun entre tout les terroristes, qu’ils soient en Orient, en Europe, aux Etats-Unis, en Asie ou en Australie est l’Islam.3

Les exemples sont multiples sur l’ensemble du globe, le dénominateur commun entre les terroristes n’est pas « l’islam », mais la volonté de créer « la terreur » et de « désorganiser les institutions » par des actes violents. En 2017, Heather Heyer a été assassinée par des militants de l’extrême-droite « racialiste ». Cet attentat terroriste a été commis par un des partisans de Donald Trump, James Alex Fields Jr., soutenant mordus et mordicus les thèses « sudistes ». Il n’était pas musulman, n’était pas un adepte de l’Islam, bien au contraire, il appartenait au « camp de Waleed Al-Husseini ».

Très vite, on comprend que son obsession pour l’Islam lui fait dire des « arguments d’autorité » faux. Et qu’en conséquence, cela met en avant la faiblesse argumentative du livre. Si des « fakenews » sont sans cesse dévoilés au fur et à mesure des lignes, il en va de sa crédibilité sur les réseaux sociaux, mais aussi cela fait plancher la bascule sur un manque de « connaissance » sur les sujets qu’il expose.

Notes

1 Waleed Al Husseini, Une trahison française, La politique de l’autruche, p. 51

2 Ibid, Radicalisation et régression, p. 150

3 Ibid, Radicalisation et régression, p. 150